Ushuaia terre de feu

Octobre 2014

Souvenirs d’Ushuaia

Trois ans après, les images époustouflantes du vol au-dessus de la pampa et de la Cordillière des Andes Argentine sont encore gravées dans ma mémoire. L’envie de retourner à Ushuaia terre de feu est toujours aussi forte. Partager l’expérience une deuxième fois avec celle qui est devenue ma femme entre temps sera un voyage inoubliable.

Appelée aussi Ushuaia ville du bout du monde, l’atterrissage vous en met plein la vue. Plus vous volez vers le sud, plus les montagnes deviennent blanches et accidentée. La barrière rocheuse s’arrête nette et l’avion vire à fleur de pics. A travers le hublot, le blanc des arêtes laisse place à un bleu plat horizon. Et le pilote pose son engin au bord de l’océan. Tout se passe si vite que l’on a à peine le temps de réaliser l’enchainement de paysages magnifiques auquel on vient d’assister.

 

Mon arrivée à Ushuaia

30 septembre 2014, je pose le pied sur le tarmac du petit aéroport d’Ushuaia terre de feu. Je suis de suite envahi par la forte sensation que je suis loin, loin, loin de chez moi. Ushuaia la ville du bout du monde, porte bien son nom. Le climat, l’odeur, la sensation de l’air sur la peau, tout est différent. Caractéristique des villes récentes, les rues sont droites et perpendiculaires les unes aux autres. Une architecture que l’on ne trouve pas dans notre vieille Europe. Et surtout, les larges avenues sont peu passantes, sans aucun embouteillage et des parkings en veux-tu en voilà. Quel plaisir !

Je me souviens que le soleil était doux sur la peau et le vent froid. La nuance des deux était plaisante. Au creux d’une montagne et en bord de mer, Ushuaia est comme un sanctuaire entre terre et mer. Dans cet environnement naturel, je ressentais l’atmosphère calme et rude à la fois. Mes épaules étaient légère et mon cœur éprouvait une sorte de bonheur infini. Une paix intérieure m’a envahi. J’étais déconnecté des pieds à la tête. Tout mon passé, toutes mes responsabilités, tous mes tracas étaient restés sur le vieux continent. Même mon sac-à-dos rempli des derniers vestiges du vieux continent était resté derrière moi, perdu à Buenos Aires par Air France. Je savais qu’une aventure commençait. La mienne : celle que je vous conte SUR LE BLOG PVSD.

Pour rejoindre le centre-ville, je monte dans un taxi. Au long de la route, je me laisse envahir par un sentiment d’inconnu. Les yeux écarquillés sur les petites maisons de bois. Les toîts fument par la cheminée tout au long de l’année.

La ville la plus Australe du monde

Arrivé dans le centre, par où commencer ? De l’argent, un logement et que voir ? L’office du tourisme se trouve au port. Le personnel est chaleureux, patient et serviable. En prime, ils vous tamponnent votre passeport du tampon d’Ushuaia ville du bout du monde.

 

 

Que faire à Ushuaia?

Au programme de la petite ville de 60 000 habitants :

  • Les excursions en bateau pour voir les animaux marins.
  • La visite ou le trekking dans le parc naturel
  • La randonnée dans les montagnes qui dominent la ville.
  • Le ski sur les pistes du bout du monde.
  • Les croisières luxes en voilier sur le canal Beagle pour aller voir les glaciers qui se jettent dans la mer.
  • L’Irish Pub. Point de rencontre de la jeunesse locale et des étrangers.
  • 2 discothèques, des bars et des restaurants. La spécialité locale : le crabe. Demandez votre Centolla, dîtes « sainetocha » en argentin.

 

Exploration d’Ushuaia

Bien conseillé par la maison du tourisme, je me suis réfugié à l’auberge de jeunesse « Hostel Cruz del Sur ». La salle commune est équipée du Wifi. Paradigme des temps modernes, dans ce chaleureux lieu de rencontre, chacun tapote sur son téléphone, tablette ou ordinateur et envoie des nouvelles de « bien arrivé ». C’est ici que j’ai discuté avec une Suisse qui a passé 4 mois à skier en Patagonie. Les saisons sont inversées dans l’hémisphère sud et elle est en grande vacances scolaires. Le lendemain matin, je fais la connaissance de Quentin. Français très sympa en fin de stage, il visite le sud.

Nous passons alors quelques jours super avec d’autres passagers de l’auberge de jeunesse. Nous partons en groupe visiter le parc national d’Ushuaia. En chemin, notre bus double des copains qui ont préféré louer des vélos pour économiser de l’argent et surtout passer plus longtemps dans la réserve naturelle. Au retour, nous découvrons le renard de Patagonie. Grand, clair et couvert d’un poil dense, on dirait une peluche. Il est majestueux. Puis une journée pluvieuse, nous restons enfermés à jouer aux cartes avec des copains juifs qui font carême de leur électronique pendant 3 à 4 jours. Nous sortons boire un verre entre voyageurs. Après 4 jours d’attente, mon sac de voyage perdu à Buenos Aires le jour de mon arrivée est enfin livré à l’auberge de jeunesse Cruz Del Sur.

 

Le port de plaisance d’Ushuaia

Suivi à 1 ou 2 jours près par mon voilier ! Quelle excitation de rencontrer enfin ces deux inconnus avec qui nous allons remonter les canaux de Patagonie en bateau. Eric et Ronan arrivent fraichement de Puerto Williams où notre chaloupe du joli nom de mésange noire a été hivernée par l’ancien équipage. Petit point sur la situation, j’apprends que le départ dépend du temps de réparation du joint de l’hélice. Et pour cela il faut sortir le bateau de la mer. Voici une opération périlleuse à Ushuaia. Nous restons bonnes semaines à quai. Et nous en profitons pour apprendre à nous connaître. Alice nous a rejoint entre temps. L’équipe de 4 matelots est au complet. L’attente est longue.

Heureusement, la vie au port est conviviale. Et nous rencontrons d’autres équipages. Aujourd’hui mariés, Christophe et Manu vivent du tourisme de plaisance. Ils organisent des croisières dans les canaux de Patagonie. Ils sont jeunes, sportifs, dynamiques, super sympa et nos voisins de bateau. Puis Thierry, même activité, sympa et un peu rustre dans ces manières. Ce loup solitaire prépare une expédition à haut risque pour une association française : la traversée du Drake en relais de padel. Mission suicide dans l’une des mers les plus dangereuses au monde où les océans Atlantique et Pacifique se rencontrent dans un climat froid et instable. Et enfin Hugues avec son bateau « Loic ». Le « babacool » du port. Les visites à son bord sont un plaisir. On se réchauffe autour d’un bon thé ou d’un maté, boisson locale argentine. Il écrit des articles pour un magazine. Caroline, sa femme est rentrée travailler en France pendant l’hiver austral alors qu’il garde et entretien leur navire. Nous organisons des repas et nous invitons d’un bateau à l’autre. Nous échangeons des conseils. Avec Ronan nous fabriquons un piège à crabes dans l’espoir de pêcher nos repas dans les canaux de Patagonie. Avec Alice est aussi bringueuse que moi à cette époque et nous rejoignons régulièrement des amis rencontrés en ville. L’attente est longue mais nous en profitons pour découvrir la ville et ce qu’elle peut nous offrir de meilleur.

Après deux semaines, houra, notre bateau sort de l’eau. Opération périlleuse à Ushuaia car le système de l’AFASYN Club est archaïque. Le bateau est amarré solidement sur une plateforme prévue pour rouler sur un rail. A marée basse, la capitainerie actionne les cordes tirées par un treuil. Le mécanicien naval est prêt pour la réparation. Ceci prend quelques jours.

 

Départ d’Ushuaia à la voile

Le départ pour les canaux chiliens se rapproche enfin. Nous prévoyons les ravitaillements pour un mois de bateau. Dernières formalités douanières à la douane. Vérification de la météo. Et c’est parti ! Ou presque. Nous devons rebrousser chemin à mi-course car un vent de face violent s’est levé et nous faisons presque du sur place. C’est donc le lendemain matin que nous descendons le mythique canal Beagle qui a donné son nom légendaire à la région d’Ushuaia : la terre de feu. A l’époque des premiers colons, les bateaux remontaient le canal Beagle jusqu’au port d’Ushuaia. Et les autochtones illuminaient les deux rivages avec des feux de bois pour signaler l’arrivée des étrangers. Plus précisément nos ancêtres, colons des Amériques et de cette terre australe.

Rendez-vous à Puerto Williams dans le prochain article en cliquant ici !
Ou cliquez ici pour découvrir tous les secrets pour préparer votre propre voyage !

Reno

Passionné de voyage et de rencontre, je suis parti avec mon sac-à-dos sur les épaules en septembre 2014. Depuis lors, j'ai expérimenté de nombreuses expériences de voyage que je souhaite partager avec vous.

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